Se vouloir du bien et se faire du mal
L’humanité a déployé assez d’intelligence pour mettre au point des machines qui explorent Mars, mais pas pour comprendre pourquoi et comment un bouchon mal vissé peut devenir un sujet de discorde. Explorant la dispute sous toutes ses coutures, ce livre résolument optimiste peut se résumer ainsi : « aucune souffrance n’est indispensable, aucune souffrance n’est gratuite ».
Une magistrale remise en perspective de nos errements, de nos insuffisances et de nos idéaux.
Le stress des dirigeant·e·s de PME & TPE : un enjeu systémique
Les dirigeant·e·s de PME & TPE cumulent exigences cognitives élevées, pression émotionnelle, isolement décisionnel et difficulté de récupération. Les recherches montrent qu’environ 17,5 % présentent un risque critique d’épuisement, avec des taux supérieurs à 30 % dans certains.
Si certaines exigences peuvent être stimulantes, leur accumulation empêche la déconnexion psychologique et altère le bien-être.
La Gestalt-thérapie et le coaching gestaltiste offrent une approche préventive : restauration de l’awareness, régulation des affects, travail sur la frontière contact, soutien à la récupération et ajustement organisationnel.
Accompagner un·e dirigeant·e, c’est agir sur un système économique dont cette personne constitue la pièce centrale.
Le charisme comme une manifestation de la présence
Le charisme n’est pas un don mystérieux réservé à quelques personnalités exceptionnelles. Selon Olivia Fox Cabane, il repose sur trois dimensions entraînables : présence, puissance et bienveillance.
La présence — qualité d’attention à soi, à l’autre et à la situation — en constitue le socle. En Gestalt, telle que développée par Marie-Anne Chidiac et Sally Denham-Vaughan, cette présence engage le sujet dans un contact authentique. Le charisme devient alors l’effet perceptible d’un ancrage corporel, d’une régulation émotionnelle et d’une ouverture relationnelle. Plus qu’une technique d’influence, il s’agit d’une qualité d’être.
Le mal en face
Souffrir, dépendre, mourir : nous avons beau détourner le regard, ces expériences nous menacent. Contre l’image de vécus indicibles ou solitaires, Maxime Rovere invite à y déceler ce qui nous relie les uns aux autres – à condition de regarder le mal en face. Que disons-nous en déclarant « j’ai mal » ? Quelles réponses cette souffrance réclame-t-elle ? Comment les soins peuvent-ils contribuer à nous acheminer vers la mort sans trop de craintes ? Sans complaisance, le philosophe déroule des pensées émancipatrices qui nous familiarisent avec l’inconnu et, par là, permettent d’apprivoiser nos peurs.
Car s’il ne suffit pas de réfléchir pour changer les choses, savoir naviguer ses propres interactions permet de transformer les situations, même les plus intolérables. Pas en surface. En profondeur.
Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien – Tome 3 (La Volonté de vouloir)
« L’oiseau n’est pas un docteur ès sciences qui puisse expliquer pour ses confrères le secret du vol. Pendant qu’on discute sur son cas, l’hirondelle, sans autres explications, s’envole devant les docteurs ébahis… Et de même il n’y a pas de volonté savante qui puisse expliquer à l’Académie le mécanisme de la décision : mais, en moins de temps qu’il n’en faut pour dire le monosyllabe Fiat, l’oiseau Volonté a déjà accompli le saut périlleux, le pas aventureux, le vol héroïque du vouloir ; la volonté, quittant le ferme appui de l’être, s’est déjà élancée dans le vide.»
Penser vite, penser lentement… et contacter autrement
Daniel Kahneman distingue deux modes de pensée : le Système 1, rapide et intuitif, fondé sur les heuristiques, et le Système 2, lent et réfléchi, plus coûteux en énergie mais indispensable pour corriger les biais. En Gestalt, cette distinction résonne avec l’awareness (présence immédiate, sensible) et la consciousness (prise de conscience réflexive). Les introjects fonctionnent comme des heuristiques : ils guident nos réactions automatiques, parfois aidantes, parfois limitantes. En thérapie, en coaching ou en apprentissage, le travail consiste souvent à ralentir : passer de l’automatisme à la conscience, pour transformer une réaction en choix ajusté. C’est un effort, mais il ouvre la voie à plus de liberté et de créativité dans nos décisions.
Ma différence à moi – vivre avec un corps hors norme #5
Épisode 5/5 : Être mal-voyante, avec Bérénice Magistretti : « Pendant très longtemps, j’avais honte »
Ma différence à moi – vivre avec un corps hors norme #4
Épisode 4/5 : Être tétraplégique, avec Martin Petit : « J’essaye de ne pas me laisser condamner par mon handicap »
Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien – Tome 2 (La Méconnaissance, le malentendu)
« La lueur timide et fugitive, l’instant-éclair, le silence, les signes évasifs – c’est sous cette forme que choisissent de se faire connaître les choses les plus importantes de la vie. il n’est pas facile de surprendre la lueur infiniment douteuse, ni d’en comprendre le sens. cette lueur est la lumière clignotante de l’entrevision dans laquelle le méconnu soudainement se reconnaît. Plus impalpable que le dernier soupir de mélisande, la lueur mystérieuse ressemble à un souffle léger… »
Ma différence à moi – vivre avec un corps hors norme #3
Épisode 3/5 : Être grande brûlée, avec Julie Bourges : « J’ai pris conscience que mon corps m’avait sauvé la vie »